Merci de l'avoir fait...
"Merci de l'avoir fait", cadeau d'une lectrice qui lit mon livre et m'appelle juste pour me dire cela.
Bienvenue sur le blog du roman "Aldo Manuzio, Passions et Secrets d'un Vénitien de Génie", écrit par Bruno Rives.
"Merci de l'avoir fait", cadeau d'une lectrice qui lit mon livre et m'appelle juste pour me dire cela.
Publié par Bruno Rives à 7:54 AM 0 commentaires
Encore une raison s'il en fallait de prendre du recul par rapport à la "vérité" historique et aux références bibliographiques statiques, surtout lorsqu'elles concernent des informations ayant trait à des cultures ou des civilisations différentes des nôtres: édité en Corée en juillet 1377, soit 78 ans avant la Bible en 42 lignes de Gutenberg, le Jikji est le spécimen le plus ancien du monde de livre imprimé avec des caractères métalliques mobiles. Je parle de l'apport des Chinois dans mon livre, peu de celui des Coréens, voilà qui est rectifié et fera partie des éditions futures.
Publié par Bruno Rives à 6:47 AM 0 commentaires
"Bruno, j'ai lu sans me presser votre livre, et ayant passé quelques temps en train hier, je viens de le finir. Magnifique œuvre, cette alternance entre la réalité d'aujourd'hui et la vie d'Aldo, c'est génial, et je maîtrise mes mots...
Est-ce que d'autres vies romancées ne seraient-elles pas dans vos cartons ? Notamment celle de Dürer ou d'autres que vous citez dans votre roman (historique ? ou historisé ?).
J'espère que votre héros va retrouver Giulia pour d'autres aventures.
Je n'attends pas une suite, mais un complément sur les personnages de cette époque."
FDF.
Publié par Bruno Rives à 1:50 AM 3 commentaires
Hervé Bienvault, que je connais bien, a émis sur son blog Aldus 2006 il y a déjà un moment des réserves sur la version papier classique de mon ouvrage. Il défendait l'apport de Gutenberg et regrettait l'absence de références bibliographiques. L'Internet laisse des traces, l'exercice de les commenter est intéressant sur un sujet aussi passionnant.
Aldo Manuzio était professeur de grec avant d'être éditeur/imprimeur, le comparer aux professionnels du secteur est déjà difficile. Son ambition a été d'apporter la connaissance au plus grand nombre par le livre (tout d'abord à ses étudiants qui ne disposaient pas de support). Ce qu'il fît en mettant au point une collection de détails qui en ont fait le héros d'Alan Kay et de Steve Jobs, entre autres. Ce n'est pas un hasard. L'alchimie qu'il a réalisée est exemplaire. Il est indiscutable que Gutenberg n'a pas réussi dans cette entreprise, qui n'était peut-être pas la sienne, d'ailleurs. Personne ne le sait. Beaucoup de spécialistes défendent l'histoire vue par Renouard, un Français, dans "Les annales de l'imprimerie des Aldes" datant de 1835. J'ai trouvé qu'un autre connaisseur, Baschet, critiquait cet ouvrage, et que beaucoup de contradictions existaient dans les essais italiens, les meilleurs connaisseurs de leur compatriote. Sans parler de la contribution des Chinois et des Coréens au début du second millénaire, passée sous silence. Je dis donc dans ma préface:
"Au début, j’ai tout cru. Je passais ainsi d’une vérité à son contraire, prenant comme définitive la dernière que je trouvais. Fatigué de ces retournements, j’ai changé mon fusil d’épaule... J’ai adopté les seuls instruments efficaces à la navigation : le regard, la méthode, la logique. Retour donc à descartes et aux philosophes grecs, que je n’avais jamais pris le temps d’étudier."
Mais qu'on ne s'y trompe pas. Trois années de recherche en bibliothèque et sur l'Internet font de moi l'un des connaisseurs avertis du sujet. Plus même que certains qui s'en prétendent spécialistes.
Hervé Bienvault pensait aussi que j'aurais dû intégrer des références bibliographiques dans l'ouvrage papier, comme c'est l'usage. Je m'en explique aussi dans la préface, et c'est l'un des messages fondamentaux du livre. La connaissance qui se trouve aujourd'hui sur l'Internet et de facto dans les bibliothèques varie considérablement au cours du temps. Elle est quelquefois totalement remise en cause. C'est le cas, évident, dans le domaine de la science, mais aussi de l'histoire. A l'heure de l'Internet, figer dans le papier des références bibliographiques n'a plus de sens.
Mais que Pi Cheng, Gutenberg, ou Aldo Manuzio soit l'inventeur du livre moderne n'a pas plus d'importance que cela. Peut-être trouvera-t-on que les Etrusques imprimaient. Le fond du sujet est ailleurs.
Mon ouvrage traite de la vérité de l'écrit, qu'a toujours recherchée Aldo Manuzio par sa traque et sa comparaison des manuscrits les plus rares, par l'édition de textes quelquefois controversés, et par sa sélection sans compromis des textes (du moins en ai-je aujourd'hui la conviction, mais qui sait?). Il nous fait nous poser cette question essentielle, c'est pour cette raison que j'ai choisi comme énigme les lettres 96 et 97 de Pline le Jeune. Preuves avancées par l'Eglise, elles sont données pour apocryphes par les plus savants. Le manuscrit original a disparu lors de l'édition, la seule, qu'en a faite Aldo Manuzio. Mais peut-être découvrira-t-on des informations différentes dans quelques années? N'a-t-on pas retrouvé récemment un évangile de Judas alors que je parle dans mon livre d'absence quasi totale de sources!
Ma conviction est qu'autour d'une fiction solidement ancrée dans des faits avérés, les pistes et les clés sont les éléments essentiels d'un livre comme Aldo Manuzio, et rien d'autre. Le lecteur pourra utiliser les médias numériques pour continuer sa quête de la vérité dans une connaissance sans cesse mise à jour, par exemple wikipedia (mais peut-être demain une autre encyclopédie ou d'autres experts). Il sait y trouver l'auteur, l'éditeur, et d'autres experts, s'il manque d'accompagnement, s'il veut contribuer à l'ouvrage, ou simplement en discuter.
Publié par Bruno Rives à 12:51 AM 1 commentaires
"Dans le petit café de ce Quartier latin où nous passions de plus en plus de temps, nous fêtâmes nos découvertes au champagne...", page 284 édition classique et page 377 numérique.
Publié par Bruno Rives à 3:08 AM 5 commentaires
"J'ai moins de peine à admettre une erreur du docte Ibn Qutaiba ou de ses copistes que l'idée que la terre donne des roses qui confessent la Foi".
Cette phrase, tirée d'un dialogue de la Quête d'Aerroës, de Jorge Luis Borges, illustre si bien le propos de mon livre.
Publié par Bruno Rives à 3:42 AM 0 commentaires
Bernardin Turifan, éditeur à Paris, se disait parent d'Aldo Manuzio. C'est ce que l'on découvre dans Les Oeuvres du Seigneur de Brantome, de 1779, grâce aux formidables possibilités de recherche et de recoupement des bibliothèques en ligne, comme celles de Gallica et d'Europeana, et de services comme Google Recherche de Livres.
Publié par Bruno Rives à 2:13 AM 0 commentaires
Luc et Danielle, amoureux de Venise au point de s'y installer, ont fait un commentaire élogieux de mon ouvrage. Leur site, e-venise.com, traite de nombreux sujets passionnants. Nous avons échangé, et ils tentent de se renseigner sur le lieu où était établie l'imprimerie d'Aldo Manuzio. Les thèses se contredisent, je n'avais pas trouvé grand chose à l'époque de mes recherches, et nous espérons maintenant approcher la vérité. Par la fiction et la logique? Par de nouvelles informations? Les résultats feront partie de la version électronique enrichie. A suivre...
Publié par Bruno Rives à 9:47 AM 0 commentaires
Malgré mes recherches, je n'ai pas trouvé beaucoup d'information sur le sujet: Comment l'Europe a-t-elle eu vent du procédé d'impression à caractère mobile, mis au point par Pi Cheng vers 1041? Mon hypothèse est qu'un marchand vénitien, Jacob di Salome, l'aurait consigné dans ses notes de voyage, effectué quelques années avant Marco Polo. Quelqu'un pourra-t-il nous donner des indices?
Publié par Bruno Rives à 4:16 AM 4 commentaires
Sans police de caractères grecs harmonieuse, pas d'édition des textes classiques possible! La création typographique a été l'un des passages obligés d'Aldo Manuzio, humaniste, professeur et éditeur, qui a consacré sa vie à la diffusion de la connaissance et de la vérité au plus grand nombre. Il a réussi là où plus d'un avaient échoué. Pour en savoir plus sur ses innovations, sur l'histoire de l'imprimerie et de l'écriture, voici deux sites, Le Typographe et Typographie & Civilisation, à fouiller.
Publié par Bruno Rives à 4:20 AM 0 commentaires
Les suppositions d'Aldo Manuzio sur l'existence d'une connaissance avancée dans le nouveau monde et ses inquiétudes sur le comportement des colons se révèlent justifiées, comme le rapporte Stéphane Foucart, dans le Monde du 30 novembre 2008, "L'écriture maya livre ses secrets". Le 12 juillet 1562, Diego de Landa, évêque du Yucatan, fait allumer un grand bûcher sacrificiel. Il n'entend pas brûler des hommes, il veut brûler des livres. "Tous les livres de l'Amérique", résume Charlotte Arnauld. A lire...
Publié par Bruno Rives à 8:00 AM 0 commentaires
Quels merveilleux moments passés au Salon du Livre de Montréal, entre ateliers sur l'avenir du livre et signatures d'Aldo Manuzio! Rencontres et échanges avec des lecteurs de tous horizons qui découvrent ce personnage hors du commun. L'ouvrage est désormais disponible au Canada par la Librairie Monet.
(Photo - Bruno Rives à coté de Caroline Allard, auteure des Chroniques d'une Mère Indigne)
Publié par Bruno Rives à 8:57 AM 0 commentaires
Le blog Le Typographe parle d'Aldo Manuzio, et une petite discussion s'y engage. A suivre...
Publié par Bruno Rives à 5:21 AM 0 commentaires
François Bon nous fait le plaisir d'une analyse de mon ouvrage. Quelle justesse de point de vue, comme un écho à mon ambition première; que de références, d'analogies, de réflexions, qui prennent sous sa plume une portée symbolique; quel subtil décorticage que tout auteur rêverait d'avoir de son ouvrage, jusqu'à tracer Cleosophia, la muse de la connaissance. Alors voilà, Aldo Manuzio : archéologie d’une révolution du livre.
Publié par Bruno Rives à 3:59 AM 0 commentaires
Biblioblog nous fait le plaisir d'une critique qui commence par cette citation "le savoir confère un pouvoir éternel"...
Publié par Bruno Rives à 2:40 AM 0 commentaires
- Une superbe lecture!, S.
- Votre livre me passionne., A.
- J’ai adoré votre livre, un vrai bonheur pour l’esprit que cette promenade avec Aldo Manuzio, V.
- Il faudrait que votre éditeur m'apporte une dizaine de vos livres, je veux en offrir tout plein autour de moi. J'ai adoré !!!, S.
- Je viens de terminer la vie palpitante d'Aldo Manuzio. Bravo, JPC
- I got your book. It's gorgeous!, A.
Publié par Bruno Rives à 2:23 PM 1 commentaires
Quelle énigme! Depuis sa parution en 1499, édité par Aldo Manuzio, le monde se satisfaisait de l'hypothèse que l'auteur de l'Hypnerotomachia était Francesco Colonna, un moine à la réputation sulfureuse. Quelques indices dans ce magnifique ouvrage non signé semblaient l'attester. Les Editions du très sérieux MIT ont récemment pris partie pour Leon Battista Alberti, philosophe architecte, c'est dire comme le sujet continue à captiver les esprits. Après de longues recherches, j'émets une autre hypothèse dans mon livre. De même, les gravures n'ont pu être authentifiées, et ma position, originale, semble corroborée par un ouvrage de 1926 que je vient d'acquérir, une nième édition de la traduction française de l'Hypnerotomachia de 1561. Vous avez lu mon livre? Vous avez d'autres pistes? N'hésitez pas à les partager. Vous n'avez jamais vu l'ouvrage? C'est par ici...
Publié par Bruno Rives à 12:25 AM 0 commentaires
Faisant suite à un billet et des commentaires sur le blog Aldus2006, je dois préciser mon approche. L'un des objectifs de mon ouvrage est de cerner la vérité en délivrant des clés. Par la fiction, éventuellement, lorsque l'histoire est remplie d'erreurs, de falsifications. "Gutenberg a inventé l'imprimerie" est un exemple. Il suffit d'en parler aux Coréens* et aux connaisseurs du livre moderne de 1501. Mon ouvrage en fourmille d'autres, de la réputation faite à Lucrèce Borgia à la place de la femme et du livre chez les Etrusques jusqu'à la connaissance même d'Aldo Manuzio et de ses apports.
Mes lecteurs, à l'instar de Sahkti, de Critiques libres, ont les clés et les pistes par mon livre, et peuvent se débrouiller pour en savoir plus. Ils m'en apprendront certainement. Après, c'est tout le chic de la version électronique de pouvoir s'enrichir des apports de chacun. C'est le travail de l'auteur et de l'éditeur de savoir ce qu'ils en publieront.
* L'épanouissement de l'imprimerie coréenne se situe au début du XIIIe siècle; les Coréens commencèrent à utiliser, pour la première fois dans l'histoire du monde, des caractères mobiles métalliques sans doute inventés au cours de leurs tentatives pour améliorer la technique d'imprimerie chinoise.
Publié par Bruno Rives à 6:25 AM 0 commentaires
Parmi la sélection S'évader Livres du numéro de juin de Sciences et Avenir figure Aldo Manuzio.
"Ce roman à clés livre une double réflexion, à cinq siècles de distance, sur la connaissance et sa diffusion. De nos jours, deux enquêteurs se mettent en quête de manuscrits oubliés. Jadis, en Italie, un célèbre éditeur et imprimeur, Aldo Manuzio, jette les bases de la typographie et de la mise en page qui contribueront à la diffusion des livres pour le plus grand nombre. Ce personnage historique (appelé Alde Manuce en français) fut le fondateur d'une célèbre lignée d'humanistes et d'imprimeurs vénitiens."
David Larousserie.
Publié par Bruno Rives à 12:42 AM 0 commentaires
Rendez-vous à la Librairie Dialogues, à Brest, le 26 juin prochain, à partir de 18 heures, pour une sympathique séance de signature et de présentation des versions papier et électronique enrichie!
Publié par Bruno Rives à 2:00 AM 0 commentaires