Friday, February 13, 2009

Le café de Giulia et Marc, Quartier latin

"Dans le petit café de ce Quartier latin où nous passions de plus en plus de temps, nous fêtâmes nos découvertes au champagne...", page 284 édition classique et page 377 numérique.

4 comments:

Dardanee said...

Je ne suis qu'à la page 71, mais il me semble que la photo choisie est trop lumineuse par rapport aux lieux que j'imagine (lieux dans lesquels évoluent Giulia et Marc). C'est intéressant de lire un roman, de voir une construction en ligne des réactions et de sa suite.
J'aime beaucoup les choix et incertitudes liés aux mots clés. Les liens "hyper-textes" qui apparaissent au fur et à mesure de la collecte d'informations chez Marc. Je dois m'astreindre à lire ce livre lentement. Tout cela pour faire durer le plaisir!!
Merci

Bruno Rives said...

Je ne peux trop vous en dire, mais vous avez raison. Je vais corriger et prendre une photo au moment précis où se passe la scène.
Vous faites bien de prendre votre temps. J'apprécie votre commentaire sur les hyperliens. Vous trouvez de vous-même qu'ils sont là, ils évolueront avec le temps, comme l'Internet et le savoir du monde évoluent.
Pour cette raison, je n'ai mis ni références bibliographiques, ni liens figés. C'est justement l'ambition de mon livre. Démontrer qu'on est passé à une nouvelle ère de la connaissance.
Bonne lecture!

Dardanée said...

Je n'ai pas pu m'empêcher de le lire integralement...
Vous posez le pb de la diffusion du savoir via le support écrit. Vous notez que les autres supports de diffusion (peinture, support oral, sculpture..) véhiculent aussi toutes sortes de messages, mais indeniablement le support écrit semple le plus efficace dans la durée.(pour la période renaissance et période antérieure).

Vous faites un parallèle avec les moyens de diffusion actuels, notamment internet (et autres multimedia). L'écho, la résonnance sont surmultipliés. Cpdt il ya interférence désormais avec la désinformation, les phénomènes buzz..
(la désinformation devait aussi existé dans les temps anciens).

Ne pensez vous pas que désormais nous sommes face à un pb de "savoir qualifier" et "vérifier" une l'information?
Internet est un déversoir. Nous y trouvons tout et son contraire.
J'apprends bcp de choses interréssante grâce à votre livre. Merci

Bruno Rives said...

Vous l'avez fini, mais vous y reviendrez, je l'espère. J'ai une amie qui ne se lasse pas du chapitre sur la mort d'Aldo...

L'Internet et les réseaux posent de nombreuses questions quant à notre rapport au savoir.
Par exemple, que faut-il désormais apprendre, car apprendre comme avant ne sert à rien? Mon père ressemble au père de Marc. Il a appris l'essentiel, mais se fait dépasser par son fils qui maîtrise les moteurs de recherche. Voyez ce que Michel Serres en dit, il prédit qu'on n'apprendra bientôt presque plus rien, le cerveau sera tout entier à la réflexion.
Mon livre est un cas d'école. Je ne connaissais pratiquement rien de ces sujets avant de commencer, et j'ai pu, en trois ans de recherche, faire un travail qu'une vie n'aurait pas suffit à faire sans l'Internet. Et j'en sais plus que les érudits sur beaucoup de points, qui ont eux souvent comme références des livres dépassés.
Les réseaux posent également la question de la vérité, mais la régulation apparaît plus simple qu'avec l'imprimé traditionnel, voir l'exemple de wikipedia, qui est une réussite.
Mais vous avez raison, on doit être aidé pour apprendre à chercher, pour tourver les bonnes pistes, pour posséder les bonnes clés. C'est le rôle des professeurs, des bibliothécaires, aussi.